Expositions temporaires

Le Trésor des trésors – le Sacré-Cœur dans l’art
27 juin 2025 – 4 janvier 2026

De 1673 à 1675, Marguerite-Marie Alacoque, religieuse au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, reçoit plusieurs apparitions de Jésus-Christ lui présentant son divin Cœur. L’ordre de la Visitation, fondé par saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal, accordait déjà une importance majeure au Cœur sacré dans sa mystique. Mais c’est le récit de sainte Marguerite-Marie, béatifiée en 1865 et canonisée en 1920, qui est à l’origine du développement de la dévotion telle que nous la connaissons aujourd’hui.

En cette année jubilaire, les 350 ans des Apparitions à sainte Marguerite-Marie sont concomitants des 20 ans de la réouverture du musée du Hiéron, qui est né à la fin du 19e siècle d’une rencontre entre deux hommes,
à Paray-le-Monial, lors du pèlerinage organisé en 1873, à l’occasion des 200 ans de ces Apparitions. L’intérêt du musée pour le Sacré-Cœur, dès sa fondation, en fait aujourd’hui une collection de référence en France sur ses diverses représentations dans l’art, depuis ses prémices jusqu’à nos jours.

L’exposition se propose donc de retracer une histoire de l’art du Sacré-Cœur, en mettant en valeur les collections propres au musée du Hiéron – dont certaines sont montrées pour la première fois au public – et des collections régionales institutionnelles et privées. Le parcours thématique, à l’image des galeries permanentes, favorise le dialogue entre œuvres anciennes, modernes et contemporaines. L’exploration de diverses facettes de l’iconographie et de la dévotion au Sacré-Cœur au travers d’œuvres rares, insolites, inhabituelles promet d’aiguiser la curiosité du visiteur.

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Regards sur la Vierge Marie en Orient
Prêt exceptionnel du musée du Louvre
2 avril – 15 août 2025

Pour l’année 2025, anniversaire des 20 ans de sa réouverture, le musée du Hiéron a souhaité célébrer son passé, mais aussi son cheminement et ce qui fait son identité aujourd’hui. Né d’une initiative privée à la fin du 19e siècle, le Hiéron, devenu musée municipal en 2000, s’est donné pour objectif de rendre intelligible et accessible à tous sa collection d’art sacré. Depuis sa rénovation, il réinterroge son fonds ancien par la présence d’œuvres contemporaines, et s’ouvre aux grands monothéismes. Dans la muséographie, une attention particulière est portée aux dialogues s’opérant entre différentes époques et civilisations. Comme une bulle résumant le propos du musée, cette présentation exceptionnelle se propose de faire découvrir trois facettes de la Vierge Marie en Orient, dont le culte est partagé par les chrétiens et les musulmans.
La présentation exceptionnelle du Merouha (flabellum) à la Vierge à l’Enfant (1202-1203) prêté par le musée du Louvre permet une mise en relation avec plusieurs autres œuvres présentes dans la galerie. Les interactions artistiques entre chrétiens et musulmans sont évoquées au travers de l’art contemporain, avec des œuvres comme « Sourate à Marie » d’Abdallah Akar. Cette installation contemporaine (2004) fait également le lien avec la figure de la Vierge Marie, présentée sous différentes facettes occidentales et orientales, par exemple sur le portail roman d’Anzy-le-Duc (12e siècle), sur un triptyque bourguignon du 15e ou début du 16e siècle peint à l’huile sur bois, ou sur une miniature de Vierge à l’Enfant de l’Inde moghole acquise en 2024.



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Pierre Buraglio
Sur un fil – d’après l’iconographie chrétienne
15 mars – 15 juin 2025

Pierre Buraglio est un artiste contemporain incontournable, abondamment présent dans nos collections publiques françaises. De nombreux musées lui ont déjà consacré des expositions temporaires : « D’après… selon… auparavant… autour… au reste… avec… selon… à propos… depuis »… Sa réinterprétation puissante des chefs-d ’œuvres des maîtres anciens, de Grünewald à Cézanne en passant par le Caravage et Poussin, a marqué nos contemporains. Mais il faut admettre que la nature des œuvres réinterprétées, c’est-à-dire leur iconographie majoritairement religieuse, a jusqu’ici peu été sujet à réflexion particulière. Pourtant, la figure du Christ et le motif de la Croix y sont omniprésents, à travers des crucifixions, chemins de croix, dépositions, déplorations, Vierges à l’Enfant et saints martyrs. L’œuvre de Pierre Buraglio est traversée par l’iconographie chrétienne, dépassant la réinterprétation d’œuvres anciennes puisqu’on le retrouve autant dans des « dessins d’après » que dans des installations originales au sein de monuments divers, lieux de culte ou lieux publics (vitraux, tentures liturgiques, etc).

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