Abdallah AKAR : une œuvre inédite réalisée pour le musée du Hiéron

10 juillet 2021 – 2 janvier 2022

Abdallah Akar, héritage partagé Exposition partenaire de la Biennale d’art sacré d’Autun (16 juillet-1er août 2021)

En 2021, le musée invite l’artiste franco-tunisien Abdallah Akar, peintre et calligraphe vivant à Paris depuis les années 1970. Formé auprès du maître irakien Ghani Alani, il renouvelle le langage calligraphique en explorant des supports aussi variés que le textile, la toile, le bois ou le fer ajouré. Homme des deux rives, vivant depuis plus de trente ans au sein de la société française, Abdallah Akar offre un témoignage artistique précieux, soutien au cheminement du musée vers la Méditerranée (Rachid Koraïchi, Yazid Oulab). « Musique pour les yeux », la calligraphie est le fil conducteur de l’exposition. Amoureux de poésie, l’artiste calligraphie des poèmes mais aussi des textes coraniques, comme les sourates de Joseph, de Marie ou des Sept Dormants. Il utilise le kufique, aux caractères angulaires, et le cursif, aux caractères déliés.

Artiste invité, Abdallah Akar nous fait l’honneur d’une œuvre réalisée spécifiquement pour le musée du Hiéron, monumental octogone en suspension dans la salle centrale. Yusuf, l’autre Joseph, relate en 111 versets (sourate 12), l’histoire de Joseph, fils de Jacob. Faite de joies, de peines et d’épreuves, cette histoire lui a été racontée depuis sa plus tendre enfance, à la manière d’un conte. Le récit musulman de l’histoire de Joseph est construit à partir du récit biblique mais intègre aussi des éléments provenant de commentaires juifs des premiers siècles avant notre ère.

Yusuf, l’autre Joseph, encres, papiers et feuilles d’or sur tarlatane, 370 x 140 cm.
Calligraphie de la sourate 12 sur huit textiles en suspension, formant un octogone créé en 2021 pour le musée du Hiéron.

Cette œuvre unique dialogue avec la collection et l’architecture du musée, elle s’adapte au lieu, s’empare de l’espace, l’habite. Signé Noël Bion (architecte du musée qui fut construit entre 1890 et 1893), le sol de la salle centrale est orné d’une étoile à huit branches dans laquelle l’installation octogonale d’Abdallah Akar s’inscrit parfaitement. Le motif de l’étoile à huit branches, commun aux deux civilisations, a inspiré l’artiste calligraphe qui l’a intégrée en feuilles d’or au fil des huit textiles suspendus. De même, la lumière est au cœur du travail d’Abdallah Akar. La charpente du musée en fer et verre inonde de lumière l’installation Yusuf, l’autre Joseph, permettant le jeu de transparence de la tarlatane et d’illumination si cher à l’artiste.

Dans les coulisses de l’exposition : création et installation de l’oeuvre Yusuf, l’autre Joseph

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