ZOOM sur… Aliska Lahusen

L’artiste que nous découvrons cette semaine est Aliska Lahusen.

Née en 1946 à Łódz´ en Pologne, Aliska Lahusen vit et travaille entre Paris et son atelier en Bourgogne. Peintre et sculpteur, elle est diplômée de l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Varsovie en 1972. Après avoir quitté la Pologne, elle s’est installée à Genève en 1972, puis à Paris où elle a complété ses études. Depuis 2004, elle développe son expression par l’utilisation de la laque traditionnelle chinoise dans des œuvres en deux et trois dimensions.

A Paray-le-Monial :

Trois œuvres d’Aliska Lahusen sont exposées au musée du Hiéron : Cénote, Barque Ardente et Bol de pèlerin.

texte alternatif

 

 

Chez les Mayas, le « cénote » est un gouffre d’eau très profond qui sert parfois de réservoir d’eau douce. Cette faille utilisée comme puits sacrificiel, était également dans leur mythologie, la possibilité d’une communication avec l’au-delà.

 

 

 

 

Bol de pèlerinBols de pèlerins ou de mendiants, barques, lits, tambours… Aliska Lahusen conçoit des sculptures de plomb et de verre, aux formes volontairement simples et qui se distinguent du minimalisme par leur dimension spirituelle. Depuis 2004, elle développe son expression par l’utilisation de la laque traditionnelle chinoise dans des œuvres en deux et trois dimensions : la superposition des couches, la lenteur de réalisation portent à une méditation de la profondeur et du reflet. L’artiste évoque son oeuvre : « Dans les mythologies, lits et barques sont souvent associés ou confondus car l’un et l’autre évoquent le départ. Certes, la mort est souvent le premier voyageur, cependant mes Barques sont porteuses de vie et appellent vers l’ailleurs, un ailleurs qui peut être intime. »

 

A Dijon :

Bol de pèlerin et Réceptacle-lit III sont exposés au musée d’Art sacré de Dijon.

Aliska Lahusen, Bol de pèlerin, 2007, bois, laque

« D’une forme ample et ouverte, les sculptures de la série Bols expriment un sentiment de plénitude. La couleur blanche leur confère un immatériel équilibre. Ils trouvent leur origine dans un voyage à travers l’Himalaya où j’avais été touchée par le geste du bol d’offrande que l’on tend pour accepter un don. J’y ai vu une symbolisation de l’ouverture à l’autre et au monde. » A.L.

Réceptacle-lit III, Lahusen

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *