ZOOM sur… Isabelle Tournoud

Cette semaine, nous découvrons Isabelle Tournoud.

Née en 1969 à Angers, Isabelle Tournoud, diplômée en arts plastiques, vit et travaille entre Rennes et Paris. Ses matériaux de prédilection sont les végétaux, principalement des graines de coquelicots ou la monnaie du pape, qu’elle emploie pour exprimer la présence absente du corps.

A Paray-le-Monial :

Vanité

A travers Vanité 1 et Vanité 2 (voir photo), Isabelle Tournoud s’interroge sur la vanité des femmes qui mettent leur corps en avant, car lorsque ce corps disparaît, il ne reste que l’habit. Le spectateur est ainsi invité à réfléchir sur ces présences-absentes. Les œuvres originales faites avec des tomates séchées étaient vouées à disparaître. Il n’en reste que deux photographies prises par l’artiste et présentées au musée du Hiéron, qui les montrent dans un état de moisissure avancé.

 

 

 

 

A Dijon : 

Isabelle Tournoud, Pas d'aile, 2010, monnaie du pape

Trois œuvres d’Isabelle Tournoud sont exposées au musée d’Art sacré : Dans la peu d’un ange (voir photo d’en-tête), Pas d’ailes (photo ci-contre) et Petite fille du vent. « Je cherche dans mon travail à donner à voir une trace sensible du passage de la vie. Je travaille sur la mémoire. Mémoire des corps qui ont été et ne sont plus.(…) Il s’agit pour moi, de donner à voir l’absence. Les sculptures que je réalise représentent souvent des vêtements. Ces vêtements semblent garder l’empreinte d’un corps qui les aurait habité. Ils sont comme des secondes peaux. On peut aussi les voir comme des mues. (…). Il s’agit aussi pour moi, d’évoquer la fragilité de l’existence. C’est pourquoi j’utilise souvent des végétaux pour réaliser mes sculptures. J’associe humain et végétal pour parler de leur évanescence mutuelle. » I.T.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *