La donation Jean-Georges Cornélius et les tableaux d’étoffes de Marie-Edith Cornélius

Tableaux étoffes Marie-Edith Cornélius
Tableaux étoffes Marie-Edith Cornélius

Avec la donation de 49 tableaux et 6 dessins de Jean-Georges Cornélius (1880-1963), le musée du Hiéron devient, avec le musée de Pont Aven (donation en cours), l’institution publique présentant le plus bel ensemble de cet artiste. Dans le cadre de cette donation, Marie-Edith Cornélius, fille de l’artiste, expose son travail autour des 7 premiers jours de la Genèse.

Du 21 mars au 31 décembre 2007

Journal de l’exposition disponible à la boutique du musée et en vente par correspondance. Plus d’informations ici


En 2007, quarante-cinq tableaux et six dessins viennent compléter, les trois tableaux déjà offerts au musée en 2004 par la fille de l’artiste Jean-Geroges Cornélius (1880-1963). Le musée rend hommage à Marie-Edith Cornélius, généreuse donatrice disparue en 2017.

La donation, acte fort qui fait entrer dans les collections publiques une cinquantaine d’œuvres de l’artiste, a fait l’objet d’une exposition complète en 2007. A cette occasion, l’étude du corpus ainsi réuni et l’édition d’un petit journal d’exposition a permis de faire des propositions de datations, seules les huiles toile des années 1920 avaient été datées par l’artiste.


Jean-Georges Cornélius (1880-1963)

Cornélius étonne par une iconographie nourrie des grands textes de la Bible, une interprétation unique et renouvelée, un itinéraire spirituel en totale symbiose avec son art. Il se définit comme un artiste chrétien qui « doit, non pas épater les critiques d’art mais toucher le passant selon la bonne formule du Moyen-Age. Mettre le sentiment et la pensée religieuse à la portée des plus simples en esprit et ne jamais faire preuve de vanité. Il faut un art intérieur qui agisse spirituellement vers tout le monde ». Protestant, converti au catholicisme en 1931 à l’abbaye bénédictine de Maredsous (Belgique), il est l’artiste « tourmenté du Christ » selon l’expression de Georges Desvallières. Une tourmente passionnée qui le mène à délaisser progressivement les grandes toiles colorées influencées par le symbolisme (L’Annonciation en 1922) pour s’approcher de la « peinture dessinée » plus proche de l’être, miroir d’une réalité crue, véritable chemin artistique entre le tragique de l’existence et la joie profonde de l’homme.

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