Libre à Philippe Brame

photographies & poèmes

23 mars – 23 juin 2019

L’exposition au musée du Hiéron met en écho photographies et textes de Philippe Brame autour de ses thèmes de prédilection : l’épure, d’une part, avec le choix délibéré de s’arrêter sur le « détail » ou l’essentiel de ce qui doit être montré ; et le duo Ombre | Lumière, qui offre aux images des éclairages naturels souvent légers, parfois plus tranchés.

Le travail de Philippe Brame se situe dans la lignée de Lucien Hervé (1910-2007), l’un des rares photographes français à allier philosophie humaniste et pensée architecturale. Les cadrages en plongée de Lucien Hervé, ses vues en oblique, un certain dépouillement et une volonté d’abstraction caractérisent un style photographique très différent de celui de ses contemporains.

Brame a toujours recherché une simplicité qui ne puisse pas être la proie des analyses. Pour lui, la lumière n’est plus le contraire de l’ombre puisqu’elle peut toute seule se porter ombrage. Apprendre à voir c’est ici ne plus opposer des réalités qui ne le sont pas.


Biographie de l’artiste

Né le 28 septembre 1965 à Willems dans le département du Nord, Philippe Brame installe en 1994 son atelier dans l’Aube. Après des études en sciences agronomiques et en lettres modernes (il dit de la poésie que c’est le fil conducteur de sa vie) Philippe Brame reprend l’écriture de ses carnets poétiques parallèlement à son travail d’éducateur dans un institut médico-éducatif pour enfants aveugles. De cette expérience va naître un travail sur le sens du regard.

Puis c’est le départ pour l’Afrique en tant que chef de mission au Centre de recherche et de documentation sur le Sahel. Après la « présence » de la cécité, c’est celle de la mort qui entre dans sa vie. Expériences difficiles dont Philippe Brame essayera de garder la mémoire – avec sa caméra – des corps décomposés par le choléra et la famine. Passer des choses que l’on voit et qui ne sont pas, à celles qui sont et qu’on ne voit pas … En dehors du monde un instant tout en y étant… De retour en France, sa rencontre avec Lucien Hervé (qui a suivi le travail du photographe pendant dix ans) le guident vers une création photographique qui réconcilie l’être et l’acte, le présent et l’absent…

Ses œuvres photographiques et poétiques sont régulièrement présentées en France et à l’étranger. Il donne régulièrement des conférences et dirige des formations à la photographie et à la poésie ( Fondation Pedro Meyer au Mexique, Universités de Troyes etc.) ; il intervient également comme artiste professionnel pour les PAG ( Projet artistique globalisé ) dans les collèges et lycées publics.

Corinne Filippi

 

Commissariat d’exposition : Dominique Dendraël, Philippe Brame
Contact presse : [email protected]


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Presse :

Exposition estivale – 7 juillet | 3 novembre 2019
Jacqueline Lerat (1920-2009), Le toucher de la terre

Le nom Lerat évoque immédiatement le couple d’artistes qui a marqué l’art de la céramique dans le sillage du « renouveau de l’art sacré » dans les années 1950 … Jacqueline et Jean Lerat ont travaillé ensemble depuis leur rencontre en 1943 au village de La Borne, mettant en commun leurs savoirs-faire respectifs, celui de la sculpture et des arts populaires, chacun conservant son identité cachée derrière la signature commune JJLERAT.

Après le décès de Jean Lerat en 1992, Jacqueline Lerat poursuit une recherche menée en parallèle de ses lectures philosophiques et poétiques. Le musée du Hiéron rend hommage à cette artiste au style empreint de tradition et de modernité, puisant aux sources de l’art roman et de l’abstraction…

« Je pense, voyez vous qu’il faut être très libre vis à vis de la tradition. Les pots se sont toujours faits, se font encore de la même façon assez souvent. D’une certaine façon, c’est bien, c’est très bien. Rien n’implique que l’on soit obligé de continuer dans ce même sens. La tradition, c’est un point de départ. » Jacqueline Lerat

Commissariat d’exposition : Eric Moinet, Dominique Dendraël

Presse :