Expositions à découvrir

Cette année, ce sont trois expositions d’exception qui vous sont proposées au musée du Hiéron
Avec une prolongation exceptionnelle !

 

Geneviève Gallois (1888-1962), peintre et moniale
en partenariat avec les abbayes de Jouques et de Limon et Les Amis de Geneviève Gallois
Commissariat d’exposition : Dominique Dendraël et Madeleine Blondel

> 6 janvier 2019

Cellules de nonnes, une exploration de la vie monastique
Collection Trésors de Ferveur – Chalon-sur-Saône

> 11 novembre 2018

La mosaïque contemporaine au musée du Hiéron
Mosaïssime – Année de la mosaïque à Paray-le-Monial

> 31 octobre 2018

Sudari, 2017 – Marco de Luca
La Porte, 1995 – Joël Barguil, donation de l’artiste

L’exposition « Geneviève Gallois, peintre et moniale »

Mère Geneviève (née Marcelle Gallois en 1888, décédée en 1962) redécouvre sa vocation artistique à travers sa rencontre épistolaire avec Paul Alexandre qui, comme ce fut le cas pour Modigliani, s’est révélé pour elle un ami et un guide. Déjà, jeune artiste issue des Beaux-Arts à Paris, elle s’était affirmée comme une surdouée, passionnée de dessin, encore à la recherche d’un style (proche de Toulouse-Lautrec) mais promise à un bel avenir. Elle subit une conversion fulgurante qui, après lui avoir fait franchir le seuil du cloître, semblait devoir la couper du monde de l’art à tout jamais. C’était sans compter avec la force persuasive de Paul Alexandre qui, sûr d’être en présence d’un talent exceptionnel, pendant vingt ans, sera le seul à la comprendre, à lui commander des œuvres, à l’encourager. Se révèle alors en elle un nouveau génie créateur nourri de mystique chrétienne et s’invente un style expressionniste d’une originalité absolue et d’une force inégalée.

La rencontre entre la foi et l’inspiration artistique engendre chez mère Geneviève un ensemble de chefs d’oeuvre dans des disciplines aussi diverses que la peinture, le dessin, la gravure et l’art du vitrail. A Paray-le-Monial seront particulièrement mis en valeur la vie monastique au travers de la vie quotidienne et de la vie liturgique.

La présentation de boîtes de nonnes issue de la collection Trésors de ferveur mise au regard de ce travail puissant permettra de mieux pénétrer l’univers des moniales. Un univers proche des habitants de la ville qui compte trois monastères de contemplatives mais finalement peu connu. Ces cellules de carmélites, objets d’art et tradition populaire, sont réalisées par les moniales qui mettent en scène, dans de petites boîtes, leur vie de religieuses cloîtrées, en cellule.

Dossier de presse : ici

Article dans Pèlerin Magazine, été 2018 : ici