Anne DANGAR (1885-1951), Céramiste

Donation de l’Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire

Présentée dans l’exposition « Donations, acquisitions, les nouvelles richesses du musée du Hiéron »

Anne Dangar (1885-1951) est l’une des premières potières à accéder à une certaine reconnaissance officielle après sa participation remarquée à l’Exposition Internationale de Paris en 1937. Originaire d’Australie, elle s’est installée en 1930 à Moly-Sabata, à Sablons (Isère), sur les conseils du peintre Albert Gleizes, l’une des grandes figures artistiques de l’entre-deux-guerres et du cubisme. Peintre de formation, enseignante de métier, Anne Dangar s’initie à la poterie artistique localement au début des années 30. Elle aime utiliser les formes géométriques simples – carré, cercle, triangle – mises en œuvre dans l’architecture romane ainsi que des motifs séculaires communs à toutes les civilisations, tels que la svastika.

C’est probablement la visite d’Albert Gleizes à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire (Yonne), pour rencontrer les supérieurs de son jeune élève bénédictin, Angelico Surchamp, qui est à l’origine de la commande conséquente d’objets liturgiques à Anne Dangar en 1947. Récemment donnée au musée du Hiéron, cette commande consistait en un bénitier, une fontaine, une paire de burettes, deux vases et un pot utilisé pour vider les eaux du lavabo lors de la messe. Mais Anne Dangar, très proche de la Communauté de la Pierre-qui-Vire – elle se convertit au catholicisme en 1951 – envoie à l’abbaye d’autres pièces pour compléter cet ensemble. Inutilisé depuis la réforme liturgique, ce dernier n’a pas quitté l’abbaye de la Pierre-qui-Vire depuis les années 50. Il est d’autant plus remarquable qu’il est très documenté grâce aux échanges épistolaires entre Anne Dangar et Angelico Surchamp publiés par les éditions Zodiaque en 1952 et 1972.

Plat à spirales, terre cuite vernissée, vers 1947

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